Sandra Le Guen : une plume féconde.

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C’est la lecture d’un livre pour enfant« Le nid » qui nous a donné l’envie d’aller à la rencontre de son autrice, Sandra le Guen.

Cette ancienne journaliste et chroniqueuse de livre de jeunesse est rapidement sollicitée pour écrire à son tour et en trois ans, pas moins de dix albums ont vu le jour, et le onzième « Taxi baleine » sur la maternité sortira le mois prochain. Nous repérons dans l’œuvre de Sandra le Guen des sujets de prédilection : la famille, l’adoption, le deuil, le divorce ainsi que l’accueil des migrants. Des thèmes compliqués à appréhender qu’elle aborde du point de vue de l’enfant.

Engagée, Sandra le Guen écrit et va à la rencontre de ses lecteurs (petits ou grands) avec qui elle échange à partir de  l’ouvrage qu’elle présente. Très rapidement, les enfants s’autorisent à poser des questions. Ils se sentent concernés.

Nous retiendrons pour notre propos l’ouvrage « Le nid » ayant trait au désir d’enfant, ses impasses et sa réponse.

« Le nid » évoque cette impossibilité d’avoir le petit désiré. Un couple d’oiseaux, souhaitant avoir des oisillons, voit son nid préparé avec amour désespérément vide. Les autres couples d’animaux, se déplacent en famille. Nos deux oiseaux en sont les tristes témoins. Le temps passe. Étonnamment,  alors qu’ils attendent un œuf, c’est un bébé hérisson qui se présente à eux de façon totalement imprévue. Leur désir de petit dépasse le fait d’être parents biologiques, et en voyant ce tout petit en détresse, seul et dont on ne sait rien, si ce n’est que probablement il a faim et froid, tout de suite ce couple l’accueille. Il ne se pose pas de questions. L’adoption est naturelle. Le petit hérisson transforme le couple d’oiseaux en parents. Le père adapte l’habitat et la mère vole à la recherche  de la nourriture.

Choisir un couple d’animaux pour évoquer ce sujet était important pour Sandra le Guen. En effet, la différence devait être visible : des oiseaux qui volent, vivant dans les arbres, tout en hauteur et un bébé hérisson qui a des piquants et qui vit à terre. En faisant appel à des animaux différents, des oiseaux et un bébé hérisson, l’autrice s’adresse directement à l’imaginaire de l’enfant.

Soulignons par ailleurs  que le couple d’oiseaux n’interroge pas cette différence, et fait aussitôt le choix de transformer le nid, leur nid de façon à accueillir ce petit venu d’ailleurs. « L’amour est plus fort que le biologique » confie Sandra le Guen. Autrement dit, la question n’est pas celle de l’origine mais bien celle de l’amour.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row css_animation= » » row_type= »row » use_row_as_full_screen_section= »no » type= »full_width » angled_section= »no » text_align= »left » background_image_as_pattern= »without_pattern »][vc_column][vc_single_image image= »16055″ img_size= »full » qode_css_animation= » »][/vc_column][/vc_row]